Skip to main content
A winding road through picturesque mountain landscape under a clear blue sky.Photo: Alan Kabeš / Pexels / Pexels License

France — Pyrénées

Le col du Tourmalet à moto : la boucle des grands cols pyrénéens

environ 280 kmExigeant

Les temps forts

  • Col du Tourmalet (2 115 m), le plus haut col routier des Pyrénées françaises
  • La corniche du col d’Aubisque (1 709 m), taillée dans la falaise
  • Col d’Aspin (1 489 m) et ses pâturages au-dessus de la vallée d’Aure
  • La Hourquette d’Ancizan, petite route tranquille entre Aure et Campan
  • Le cirque de Gavarnie, classé au patrimoine mondial de l’Unesco

Le Tourmalet est un nom qui fait rêver bien au-delà du cyclisme. Depuis que le Tour de France l’a franchi pour la première fois en 1910, il est devenu le col le plus emprunté de l’histoire de la course, et sa route attire chaque été des motards venus de toute l’Europe. Autour de lui, dans un rayon de quelques dizaines de kilomètres, se trouvent l’Aubisque, le Soulor et l’Aspin : la plus forte concentration de grands cols de France. Une boucle d’environ 280 kilomètres, au départ d’Argelès-Gazost ou de Luz-Saint-Sauveur, les réunit en une grosse journée, ou en deux journées plus tranquilles.

Préparer la boucle

Choisissez votre base dans les vallées : Argelès-Gazost est au pied du Soulor, Luz-Saint-Sauveur au pied du Tourmalet et sur la route de Gavarnie. Les deux sont à une vingtaine de minutes l’une de l’autre. Tarbes, au nord, est une alternative plus urbaine et plus calme que Lourdes en été. Les stations-service se trouvent à Lourdes, Argelès, Luz et Arreau : au-dessus des vallées, il n’y a rien. Faites le plein avant chaque grand col.

La boucle se fait dans les deux sens. Nous la décrivons dans le sens des aiguilles d’une montre, pour passer le Tourmalet le matin, avant les cyclistes et les voitures, et finir par la corniche de l’Aubisque dans la lumière de l’après-midi.

L’itinéraire

D’Argelès-Gazost à Luz-Saint-Sauveur (environ 20 km). Remontez la vallée du gave de Pau par des gorges étroites jusqu’à Luz. C’est le moment de faire le plein et de prendre un café : la montée commence juste après.

Le col du Tourmalet (environ 35 km jusqu’à Sainte-Marie-de-Campan). Depuis Luz, la route grimpe par Barèges dans une vallée de plus en plus nue, puis s’élève en lacets au-dessus des derniers arbres jusqu’au sommet, à 2 115 mètres. C’est le plus haut col routier des Pyrénées françaises. Le sommet, avec sa statue de cycliste et sa buvette, est noir de monde à la mi-journée en été ; tôt le matin, vous l’aurez presque pour vous. Par temps clair, l’observatoire du Pic du Midi se découpe sur la crête. La descente vers l’est passe par la station de La Mongie puis glisse dans la vallée de Campan jusqu’à Sainte-Marie-de-Campan.

Le col d’Aspin (environ 25 km jusqu’à Arreau). Depuis Sainte-Marie, l’Aspin (1 489 m) est plus doux : pente régulière, chaussée plus large, de beaux virages dans la forêt puis des pâturages ouverts au sommet, avec des vaches et des chevaux en liberté. La descente vers Arreau et la vallée d’Aure est l’une des plus agréables de la région.

La Hourquette d’Ancizan (environ 35 km jusqu’à Sainte-Marie-de-Campan). Plutôt que de repasser par l’Aspin, remontez la vallée d’Aure jusqu’à Ancizan et prenez la petite route de la Hourquette d’Ancizan. Étroite, peu fréquentée, elle traverse des estives où les troupeaux ont la priorité, puis rejoint le lac de Payolle et la vallée de Campan. Roulez prudemment : la chaussée est parfois abîmée et les bêtes sont souvent sur la route.

Vers Lourdes et Argelès (environ 50 km). Descendez la vallée de Campan jusqu’à Bagnères-de-Bigorre, puis filez vers Lourdes et Argelès-Gazost. C’est la partie la plus roulante de la journée, idéale pour souffler avant le dernier morceau.

Le Soulor et l’Aubisque (environ 75 km aller-retour vers Laruns). D’Argelès, montez par Arrens au col du Soulor, puis suivez la célèbre corniche jusqu’au col d’Aubisque (1 709 m). Cette route taillée dans la falaise, avec la paroi d’un côté et le vide de l’autre, est l’un des passages les plus impressionnants des Pyrénées. Elle est étroite, souvent sans parapet, et se roule à allure modérée. Du sommet, vaste et herbeux, descendez si vous le voulez vers Laruns et la vallée d’Ossau à travers la hêtraie, puis revenez par le même chemin : la corniche dans l’autre sens est un tout autre spectacle.

Le cirque de Gavarnie

Depuis Luz-Saint-Sauveur, une route rapide remonte la vallée jusqu’au village de Gavarnie. Le cirque, classé au patrimoine mondial de l’Unesco, est un immense amphithéâtre de parois rocheuses, avec l’une des plus hautes cascades d’Europe. On le voit déjà depuis le village, mais il faut marcher une bonne heure pour être au pied. C’est un détour plus qu’un défi de pilotage, mais le décor justifie largement une demi-journée.

Les routes

Les routes des grands cols sont bien entretenues, car les vallées vivent du tourisme et du vélo. Les petites routes, comme la Hourquette d’Ancizan, sont plus étroites et plus abîmées. Partout, attendez-vous à des cyclistes dans les montées, à des troupeaux sur la chaussée et à des gravillons après les orages. En été, les gendarmes sont présents sur les cols les plus fréquentés. La corniche de l’Aubisque demande de la concentration : ne vous laissez pas distraire par la vue, arrêtez-vous plutôt sur les quelques aires prévues pour cela.

Quand partir

De mi-mai à octobre. Le Tourmalet et l’Aubisque sont fermés l’hiver et rouvrent au printemps, une fois les sommets déneigés : la date varie selon l’enneigement de l’année. Hors saison, consultez l’état des cols sur le site du département des Hautes-Pyrénées avant de partir. Juin et septembre sont parfaits : moins de monde, une météo souvent stable et des chambres disponibles. En juillet, les cols empruntés par le Tour de France sont fermés le jour de l’étape, et Lourdes, très fréquentée en été, fait une étape moins tranquille que les vallées voisines.

Prolonger le voyage

  • Peyresourde et Luchon : depuis Arreau, le col de Peyresourde (1 569 m) descend sur Bagnères-de-Luchon, porte du Val d’Aran espagnol.
  • L’Espagne par le Pourtalet : depuis Laruns, la vallée d’Ossau monte au col du Pourtalet (1 794 m) et bascule dans la vallée de Tena, en Aragon.
  • L’Espagne par Bielsa : depuis la vallée d’Aure, le tunnel d’Aragnouet-Bielsa passe sous la frontière vers le Sobrarbe.

Les règles espagnoles diffèrent des nôtres sur quelques points (gants, remontée de files) : nous les résumons sur notre page rouler à moto à l’étranger.

Où dormir

Luz-Saint-Sauveur, Argelès-Gazost, Cauterets et Arreau ont des hébergements habitués aux motards, avec garage ou parking fermé, tout près des grands cols. Retrouvez toutes nos adresses dans les hôtels motards des Pyrénées. Et si les grands cols vous ont donné envie de plus haut encore, la Route des Grandes Alpes vous attend de l’autre côté de la France.

Autres routes moto

Rouler à moto à l’étranger : vignettes et règles →